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Une histoire d’acné, de selfies et de voleur de smartphone pas malin
2 mars 2016
Le phénomène des bandits de grand chemins ne date pas d’hier : depuis Black Bart en Californie jusqu’au « grand du Lycée » intimidant qui vous soutirait votre précieux Nokia 3310 du temps de votre enfance, l’histoire de l’humanité en est marquée. Ce qui change, ce sont les méthodes. Et c’est un nouveau profil de criminel qui est né à Rennes, le samedi 27 février dernier. Moins efficace, plus imprudent et surtout beaucoup plus drôle ! Tout commence bien pour notre pickpocket Rennes, samedi soir, une rue passante. Deux jeunes filles insouciantes et légères rentrent chez elles après une soirée surement riche en cidre. Calme plat. Sur ces entrefaits, un individu intriguant fait irruption et les aborde tout en dansant autour d’elles à l’instar d’une groupie incontrôlable au Festival Yaouank. L’effet est réussi, leur attention est détournée : il en profite alors pour subtiliser le téléphone de l’une des deux amies qui ne se rend compte de rien. Qu'il est vilain… Cela restera son unique coup d’éclat dans une soirée qui tournera rapidement au naufrage individuel. Police et tractations douteuses La victime ne se rend compte du larcin que quelques minutes plus tard. Dans un ultime geste de désespoir, elle tente d’appeler son appareil depuis le portable de son amie. Surprise, quelqu’un décroche. L’interlocuteur accepte de restituer le téléphone moyennant la modique somme de 300 euros. Une soirée bien chère… La victime accepte de fixer un rendez-vous - probablement en trench au 4ème sous-sol d’un parking miteux - et appelle la police entre temps. Celle-ci se déplace pour interpeller le probable complice du voleur. Beaucoup de boutons, mais aucune lumière Sur les lieux de l’échange de rançon, les deux jeunes filles reconnaissent immédiatement l’individu précédent qui n’avait évidemment pas pris la peine de dissimuler son visage. Il aurait dû, surtout compte-tenu de l’acné très prononcée qui y prospère. La description correspond par ailleurs à une personne déjà interpellée deux fois dans la semaine pour le même motif. Le voleur s’en était systématiquement tiré en narrant une histoire larmoyante pleine de solitude, d’isolement et d’intégration manquée. Cette fois-ci ce sera plus compliqué pour notre ami qui nie les fait en bloc. Sauf que… Les preuves deviennent légèrement accablantes au moment où la victime s’aperçoit que son smartphone est rempli de selfies du voleur, prises le soir même juste après la besogne accomplie. Narcissisme pénalisant. Encore un qui ne respecte décidément pas la devise de la ville « vivre en intelligence ».